Histoires entremêlées dès le Moyen-Âge
C’est au XIIe siècle que les premiers documents attestent la présence organisée de Gas et de Voise dans la grande épopée rurale du Drouais. Gas dépend alors de la seigneurie de Maintenon, tandis que Voise, plus modeste, tire sa force de sa proximité avec la rivière et les voies de passage allant vers Chartres et Paris.
Au fil des siècles, Gas tire parti de ses vastes terres céréalières. La Beauce, appelée « grenier à blé de la France », bat alors son plein ; de nombreuses familles de Gas fournissent la région et au-delà jusqu’à la capitale (source : Gallica - BNF). De son côté, Voise devient un lieu de passage, un point de ralliement pour marchands et villageois qui traversent l’Eure-et-Loir pour transporter leur production.
L’église, point d’ancrage spirituel et social
L’église Saint-Germain de Gas (édifiée dès le XIIIe siècle) et l’église Saint-Pierre de Voise témoignent de cette continuité médiévale. Ces deux monuments, pierres vives au cœur de la vie villageoise, ont vu défiler processions, marchés, baptêmes et querelles… Les habitants, un temps concurrents, rivalisaient pour attirer le curé ou organiser la plus belle fête paroissiale, mais ils partageaient aussi artisans, meuniers et parfois même instituteurs dans leurs écoles du XIXe siècle.